Courrier reçu par Lichen qui résume bien la revue : « Votre Lichen, c’est un champ de luzerne avec des coque­li­cots, des bleuets et des mar­gue­rites. C’est beau, ça change tout. On s’y attarde. On regarde. On n’ose pas abî­mer. On res­pecte. On sou­pire d’aise. On souffle des­sus pour voir si le vent du dedans fait un fris­son sur votre pay­sage, par­fois quelque chose bouge, c’est visible, c’est une brise légère. Au loin, des bos­quets, le maquis sent la mar­jo­laine, des genêts ont le jaune qui convient aux balais de prin­temps. La poé­sie y est reine sou­ve­raine sau­va­geonne, elle court court, gam­bade, sau­tille pour plus tard trou­ver un abri, un caba­non moi­tié écrou­lé, une hutte de ber­ger, puis elle croque dans un qui­gnon de pain, un oignon cou­pé en tranches, un bout de sau­cis­son et la gourde de métal trempe dans la rivière, plus bas. Lichen, c’est ça. » (SN)